Urgences médicales à la plage: comment réagir correctement

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Adobe, Strand Apotheke
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Source: TCS MyMed

Insolation, accident de baignade ou piqûre de méduse: à la plage, des troubles apparemment bénins peuvent rapidement se transformer en urgence médicale. Le Prof. Dr Dr med. Martin Müller, médecin-chef à la Clinique universitaire de médecine d’urgence de l’Inselspital de Berne, explique quels signes d’alerte doivent être pris au sérieux, quels sont les bons gestes de premiers secours et quand il faut alerter les services de secours.

Les questions suivantes sont abordées dans l’article:

Monsieur Müller, quelles urgences médicales surviennent le plus fréquemment à la plage ou lors de la baignade et à quoi les voyageurs doivent-ils être particulièrement attentifs?

Selon la région et les conditions, les problèmes les plus fréquents sur les plages sont notamment les coups de soleil, les insolations et les coups de chaleur, les écorchures, les blessures causées par des animaux marins ainsi que les accidents de baignade. La fréquence des différents incidents varie considérablement d’une région côtière à l’autre. Sur les plages méditerranéennes espagnoles, par exemple, les piqûres de méduses étaient les blessures les plus fréquemment traitées par les postes de secours.

Les accidents de baignade peuvent entraîner une noyade mortelle ou non mortelle. Les personnes âgées, les nourrissons, les jeunes enfants ainsi que les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, notamment de maladies cardiovasculaires ou de diabète, sont particulièrement vulnérables à la chaleur. Les voyageurs devraient éviter les séjours prolongés en plein soleil et les efforts physiques durant les heures les plus chaudes de la journée. Il est également recommandé de se rendre régulièrement à l’ombre ou dans un endroit plus frais et de boire suffisamment.

Quels signes d’alerte indiquent qu’un trouble apparemment bénin est devenu une véritable urgence nécessitant une intervention immédiate?

Les signes d’une urgence médicale sont les suivants:

  • D’une manière générale, toute perturbation de l’état de conscience, de la respiration ou de la circulation.
  • En cas de chaleur, une confusion, des troubles de la coordination, des convulsions, un collapsus ou une perte de connaissance évoquent notamment un coup de chaleur. Une température corporelle supérieure à 40°C est typique, mais pas obligatoire. 
  • Après une insolation, une somnolence croissante, des vomissements répétés, des convulsions ou des troubles de la conscience nécessitent une aide immédiate. 
  • Après un accident de baignade, une détresse respiratoire, une toux persistante, un épuisement inhabituel ou des lèvres bleuâtres doivent faire l’objet d’une évaluation médicale immédiate. 
  • Après une piqûre, une détresse respiratoire, un enrouement, un gonflement de la langue ou de la gorge, de forts vertiges ou un collapsus peuvent indiquer une réaction allergique grave.

Dans ces situations, il faut immédiatement alerter les services de secours et administrer les médicaments d’urgence disponibles.

Quels sont les bons gestes de premiers secours en cas de troubles liés à la chaleur, d’insolation ou de coup de chaleur et quelles erreurs faut-il éviter?

En cas de troubles légers liés à la chaleur ou d’insolation, la personne concernée doit immédiatement être conduite dans un endroit frais et ombragé. Il faut desserrer les vêtements serrés, puis laisser la personne se reposer. En cas d’insolation, le haut du corps et la tête doivent être surélevés, tandis que la tête et la nuque doivent être refroidies. De l’eau ou une boisson contenant des électrolytes ne peut être administrée que si la personne est parfaitement consciente et peut avaler sans risque. En cas de somnolence croissante, de vomissements répétés, de convulsions ou de troubles de la conscience, il faut alerter les services de secours.

Une suspicion de coup de chaleur constitue toujours une urgence médicale. Après avoir passé l’appel d’urgence, il faut immédiatement commencer un refroidissement intensif de tout le corps. Pour cela, les vêtements superflus doivent être retirés. Si cela peut être fait en toute sécurité, le corps peut être plongé dans de l’eau froide. Sinon, il faut le mouiller abondamment avec de l’eau froide tout en créant un courant d’air à l’aide d’un éventail ou d’un ventilateur. La tête et les voies respiratoires doivent être protégées en permanence.

Si la personne est inconsciente, mais respire normalement, elle doit être placée en position latérale de sécurité. Si elle ne respire pas ou ne respire pas normalement, il faut immédiatement commencer la réanimation. Les instructions de la centrale d’urgence doivent être suivies.

Il ne faut pas attendre d’avoir mesuré la température. Les médicaments destinés à faire baisser la fièvre ne conviennent pas non plus en cas de coup de chaleur. Il ne faut rien faire boire à une personne somnolente ou qui vomit. L’alcool doit également être évité et la personne concernée ne doit pas être laissée seule. La crainte d’une éventuelle hypothermie ne doit pas retarder le refroidissement rapide indispensable en cas de coup de chaleur.

Comment réagir après une quasi-noyade ou lorsqu’une personne présente des difficultés respiratoires après avoir nagé?

Après un accident de baignade, il faut d’abord appeler à l’aide. Lors du sauvetage de la personne en détresse, il est impératif de veiller à sa propre sécurité. Dans la mesure du possible, la personne doit être sortie de l’eau à l’aide d’un équipement de sauvetage. Il faut ensuite vérifier son état de conscience et sa respiration. Si la personne inconsciente respire normalement, elle doit être placée en position latérale de sécurité et surveillée en permanence. Si elle ne respire pas ou ne respire pas normalement, il faut immédiatement commencer la réanimation. Comme le manque d’oxygène est le principal problème en cas de noyade, les insufflations sont particulièrement importantes. Pour les nourrissons et les enfants, il faut employer des techniques adaptées à leur âge. Les personnes non formées doivent suivre les instructions de la centrale d’urgence.

Si, après la baignade, une détresse respiratoire, une toux persistante ou croissante, une respiration anormalement rapide ou laborieuse, des lèvres bleuâtres, une confusion ou un épuisement inhabituel apparaissent, une aide médicale immédiate est nécessaire. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, une apathie, une irritabilité, un refus de boire ou des vomissements peuvent également constituer des signes d’alerte. La personne concernée ne doit pas être laissée seule. Il ne faut pas essayer d’évacuer l’eau des poumons en secouant la personne, en la maintenant la tête en bas ou en exerçant une pression sur son abdomen ou sa cage thoracique. En revanche, si elle ne respire pas normalement, la réanimation doit commencer immédiatement.

Que faire en cas de blessure causée par une méduse, un oursin, une vive ou un autre animal marin et quels remèdes maison sont plutôt nocifs?

En cas de blessure causée par un animal marin, la personne concernée doit d’abord sortir de l’eau. Dans la mesure du possible, il faut faire appel à un service local de surveillance des baignades ou à une personne ayant une formation médicale. La partie du corps blessée doit être maintenue immobile et la respiration, la circulation ainsi que l’état de conscience de la personne doivent être surveillés en permanence.

Après un contact avec une méduse, il ne faut pas frotter la peau. Les tentacules visibles doivent être délicatement retirés à l’aide d’une pince, de gants ou de mains protégées d’une autre manière. Sauf indication locale contraire, la zone doit être rincée avec de l’eau de mer et non de l’eau douce. Elle peut ensuite être plongée durant 20 à 45 minutes dans de l’eau chaude, mais non brûlante, à une température d’environ 43°C et de 45°C au maximum, afin de soulager la douleur. De l’eau douce chaude peut être utilisée après que les tentacules et les cellules urticantes restantes ont été retirés autant que possible ou rincés à l’eau de mer. Le vinaigre n’est pas un remède universel contre les piqûres de méduses. En cas de suspicion de contact avec certaines cuboméduses dangereuses, il peut être recommandé de verser du vinaigre sur la zone avant de retirer les tentacules. En revanche, le vinaigre ne doit pas être utilisé en cas de contact avec une galère portugaise ou «Bluebottle». Il faut donc respecter les consignes des services de secours locaux.

En cas de piqûre d’oursin, la plaie doit être rincée et également traitée avec de l’eau chaude, mais non brûlante, afin de soulager la douleur. Seuls les piquants superficiels et facilement accessibles doivent être retirés avec précaution. Il ne faut pas essayer d’extraire en creusant les piquants profondément enfoncés ou cassés. Ils doivent faire l’objet d’une évaluation médicale, notamment lorsqu’ils se trouvent à proximité d’une articulation, d’un nerf ou d’un tendon.

Les piqûres de vive ou de raie doivent être rincées, immobilisées et traitées avec de l’eau chaude à une température maximale de 45°C. Une évaluation médicale rapide est indiquée. Un aiguillon profondément enfoncé ne doit pas être retiré soi-même, en particulier s’il se trouve au niveau de la tête, du cou, du thorax ou de l’abdomen. Les saignements doivent être arrêtés en exerçant une pression à côté du corps étranger.

Les blessures causées par des coraux et les morsures, notamment celles de murènes, doivent être soigneusement rincées avec de l’eau propre. Si aucun corps étranger n’est présent dans la plaie, les saignements peuvent être arrêtés par une pression directe. La plaie doit ensuite être recouverte d’un pansement stérile. En raison du risque d’infection et d’autres lésions tissulaires, les morsures ainsi que les blessures profondes, étendues ou fortement souillées causées par des coraux doivent être examinées par un médecin. Pour les plaies par piqûre, les morsures et les plaies fortement souillées, la protection contre le tétanos doit également être contrôlée.

Il faut éviter l’urine, l’alcool, les frottements, l’écrasement, l’incision ou la succion de la plaie ainsi que l’eau trop chaude. En cas de détresse respiratoire, de troubles circulatoires ou de la conscience, de douleurs thoraciques, de convulsions, de vomissements importants, d’hémorragie sévère, de blessures étendues ou de gonflement progressant rapidement, il faut immédiatement alerter les services de secours. Il en va de même pour les piqûres dans la bouche, la gorge ou la région des yeux ainsi qu’après une piqûre d’origine inconnue dans des eaux tropicales.

Comment soigner correctement les blessures typiques de la plage, telles que les coupures, les écorchures ou les blessures causées par des coquillages, afin d’éviter les infections?

Les coupures, les écorchures et les blessures causées par des coquillages doivent d’abord être débarrassées du sable et des saletés superficielles, puis soigneusement rincées avec de l’eau propre du robinet ou de l’eau potable. L’eau de mer ne convient pas au nettoyage des plaies, car elle peut contenir des germes. Si un corps étranger de grande taille est enfoncé dans la plaie, il ne faut pas le retirer soi-même.

Si aucun corps étranger n’est présent dans la plaie, le saignement doit être arrêté en exerçant une pression directe et régulière à l’aide d’une compresse stérile ou d’un linge propre. La plaie doit ensuite être recouverte d’un pansement stérile. En cas de plaie souillée, il est également possible d’utiliser un antiseptique adapté aux plaies ouvertes, conformément aux instructions figurant sur l’emballage. L’alcool et l’eau oxygénée ne doivent pas être appliqués dans la plaie, car ils peuvent endommager les tissus et perturber la cicatrisation.

Les plaies profondes, béantes ou causées par une piqûre, les corps étrangers coincés, les troubles de la sensibilité ou de la mobilité ainsi que les saignements importants ou persistants doivent être examinés par un médecin. La protection vaccinale contre le tétanos doit également être contrôlée.

Tant que la plaie est ouverte, il faut renoncer à se baigner dans la mer ou dans une eau saumâtre. Si le contact avec l’eau ne peut pas être évité, la plaie doit être recouverte d’un pansement imperméable. Celui-ci n’offre toutefois pas une protection complète.

Une rougeur, un gonflement, une chaleur locale, du pus, de la fièvre ou des douleurs croissantes peuvent indiquer une infection. Après un contact avec de l’eau de mer, des douleurs augmentant rapidement ou inhabituellement fortes, une rougeur qui s’étend, une décoloration de la peau ou la formation de cloques nécessitent une aide médicale immédiate. Les personnes atteintes d’une maladie du foie, de diabète ou d’une faiblesse du système immunitaire sont particulièrement vulnérables.

Comment reconnaître une réaction allergique grave après une piqûre d’insecte ou un contact avec un animal marin et quand faut-il immédiatement alerter les services de secours?

Une réaction allergique grave apparaît généralement en quelques minutes, mais parfois seulement après plusieurs heures. Les signes d’alerte sont les suivants:

  • un gonflement rapidement progressif des lèvres, de la langue ou de la gorge
  • un enrouement
  • des difficultés à avaler 
  • une toux persistante
  • une respiration sifflante ou une détresse respiratoire

Une urticaire étendue, des vomissements ou des crampes abdominales associés à des problèmes respiratoires ou circulatoires peuvent également signaler une réaction allergique grave. De forts vertiges, une confusion, une pâleur, un collapsus ou une perte de connaissance sont des signes de choc. Les manifestations cutanées peuvent toutefois être absentes.

En cas de troubles respiratoires, de problèmes circulatoires ou de réaction progressant rapidement, il faut immédiatement alerter les services de secours. Si un auto-injecteur d’adrénaline est disponible, il doit être utilisé sans délai conformément au plan d’urgence personnel. Les antihistaminiques et la cortisone ne peuvent pas remplacer l’adrénaline. La personne concernée ne doit pas être laissée seule et ne doit ni se redresser ni marcher. Le contenu de la trousse d’urgence et son utilisation doivent être régulièrement contrôlés et exercés.

Numéros d’urgence: en Suisse, 144 (ambulance); en Europe, 112. En dehors de l’Europe, les numéros d’urgence locaux s’appliquent. Il est recommandé de les enregistrer sur son téléphone portable avant les vacances.
Prof. Dr Dr med. Martin Müller, Inselspital de Berne

Quelles urgences médicales sont particulièrement fréquentes chez les enfants à la plage et à quoi les parents doivent-ils être particulièrement attentifs?

Chez les enfants, les principaux risques à la plage sont les accidents de baignade, les coups de soleil et les troubles liés à la chaleur, les coupures et les écorchures ainsi que les piqûres ou les réactions allergiques. Les jeunes enfants, en particulier, ne sont pas encore capables de reconnaître le risque de noyade et peuvent ne pas effectuer de mouvements de sauvetage ciblés après une chute dans l’eau. Ils peuvent donc se noyer presque immobiles et silencieusement, sans crier, faire signe de la main ou s’agiter de manière visible.

Les enfants doivent être surveillés en permanence dans l’eau et à proximité. Pour les jeunes enfants et les personnes ne sachant pas nager, un adulte responsable doit toujours rester à portée de main immédiate. Les aides à la flottabilité et la présence de maîtres-nageurs ne remplacent pas cette surveillance personnelle.

Les parents doivent également veiller à ce que les enfants disposent de suffisamment d’ombre, de vêtements protecteurs, d’un couvre-chef, d’une protection solaire élevée et de boissons régulières. Les surfaces brûlantes peuvent aussi représenter un danger. Une irritabilité inhabituelle, une apathie, un refus de boire, des vomissements, une somnolence anormale ou des problèmes respiratoires sont des signes d’alerte qui doivent être pris au sérieux.

Quels articles doivent impérativement figurer dans une pharmacie de plage ou de voyage bien équipée afin d’être préparé aux urgences les plus fréquentes?

Une pharmacie de plage ou de voyage doit être adaptée à la destination, à la durée du voyage, aux activités prévues et aux maladies personnelles. Les éléments indispensables sont:

  • les médicaments pris régulièrement en quantité suffisante
  • un thermomètre numérique
  • des médicaments contre la douleur et la fièvre adaptés à l’âge
  • de la poudre d’électrolytes 
  • le cas échéant, des médicaments contre le mal des transports 
  • des médicaments contre les troubles allergiques

Pour les enfants, le dosage et la forme d’administration doivent être adaptés à l’âge et au poids corporel. Une seringue doseuse peut être utile. En cas d’allergie grave connue, le plan d’urgence personnel et la trousse d’urgence complète comprenant un auto-injecteur d’adrénaline doivent également être emportés.

Pour soigner les plaies, il faut emporter les articles suivants:

  • des gants à usage unique
  • des pansements adhésifs de différentes tailles
  • des compresses stériles
  • du sparadrap
  • des bandes de gaze et des bandes élastiques
  • un antiseptique approprié pour les plaies
  • des ciseaux et une pince

Il est également recommandé d’emporter:

Le vinaigre et les gouttes auriculaires ne doivent pas systématiquement figurer dans toutes les pharmacies de plage: le vinaigre ne convient pas à toutes les espèces de méduses et les gouttes auriculaires ne doivent être utilisées que sur recommandation médicale concrète. Les piquants d’oursin ne doivent être retirés que s’ils sont superficiels et facilement accessibles. Les fragments profondément enfoncés doivent être confiés à un médecin. Les médicaments, et en particulier les auto-injecteurs d’adrénaline, doivent être protégés du soleil direct, de la forte chaleur et du gel, sans être placés directement sur de la glace. Les dates de péremption et les dosages doivent être contrôlés avant le voyage.

Quels sont les quatre conseils importants que vous donneriez à tous les baigneurs pour prévenir les urgences médicales à la plage?

  • Être bien préparé: emportez une pharmacie de voyage adaptée à votre destination, rafraîchissez vos connaissances en premiers secours et renseignez-vous sur le numéro d’urgence local.
  • Prendre le soleil et la chaleur au sérieux: protégez-vous avec des vêtements appropriés, un couvre-chef et un produit solaire. Mettez-vous régulièrement à l’ombre, buvez suffisamment et pratiquez les activités physiques aux heures les plus fraîches de la journée.
  • Se baigner en toute sécurité: baignez-vous si possible sur des plages surveillées, respectez les drapeaux d’avertissement et ne nagez pas seul. Les enfants ne doivent jamais rester sans surveillance dans l’eau ou à proximité. Lors d’une tentative de sauvetage, votre propre sécurité est prioritaire.
  • Soigner correctement les blessures: rincez les plaies ouvertes avec de l’eau potable propre. En cas de piqûre de méduse, utilisez en revanche d’abord de l’eau de mer et respectez les recommandations locales. En cas de troubles graves ou de signes d’urgence, alertez immédiatement les services de secours.

L’expert

Prof. Dr Dr med. Martin Müller


Prof. Dr Dr med. Martin Müller

Médecin-chef à la Clinique universitaire de médecine d’urgence de l’Inselspital de Berne
 

Ces informations se veulent des indications sommaires et ne doivent pas représenter la seule base pour des décisions liées à votre état de santé. Consultez votre médecin ou votre pharmacien en cas de question médicale. Une recherche sur internet ne remplace pas une consultation par un professionnel.

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