Enfin les vacances – et voilà: yeux qui pleurent, éternuements et problèmes respiratoires au lieu de détente. Pour des millions de personnes allergiques, le printemps devient vite une épreuve, surtout en voyage. Mais ce n’est pas une fatalité. Avec une bonne planification, des outils astucieux et quelques astuces simples, vous pouvez tout de même profiter de vos vacances.
Les questions suivantes sont traitées dans l’article:
- Le printemps arrive: pourquoi le thème «allergies en voyage» est-il particulièrement pertinent maintenant en avril pour la planification?
- Où fuir le rhume des foins? Quelles régions sont considérées comme particulièrement pauvres en pollen ou «favorables aux allergiques»?
- Compagnon de voyage numérique: quelles applications et quels outils permettent aujourd’hui vraiment de vérifier la concentration de pollen sur place?
- Le stress comme déclencheur: dans quelle mesure le stress du voyage peut-il aggraver les symptômes d’une allergie et comment prévenir?
- Que faut-il absolument emporter en cas d’allergies?
- Barrière linguistique à l’étranger: comment communiquer ses allergies lorsqu’on ne maîtrise pas la langue – notamment au restaurant?
- Où trouver un soutien fiable, des check-lists et des outils (par ex. prévisions polliniques) pour le prochain voyage?
Madame Guillod, le printemps arrive: pourquoi le thème «allergies en voyage» est-il particulièrement pertinent maintenant en avril pour la planification?
Le printemps marque pour de nombreuses personnes allergiques le début de la saison pollinique avec une augmentation du pollen. Si vous planifiez un voyage maintenant, vous devez être conscient de la charge pollinique et des allergènes présents sur le lieu de destination afin de prévenir et de mieux gérer les symptômes. Les informations sur la charge pollinique actuelle aident à choisir la destination et la période du voyage. Par exemple, une personne allergique au pollen de frêne (dont la floraison en Suisse dure de mars à mi-mai) peut également être affectée par le pollen d’olivier. Celui-ci fleurit dans le bassin méditerranéen à la fin du printemps. Les deux arbres appartiennent à la même famille botanique.
Où fuir le rhume des foins? Quelles régions sont considérées comme particulièrement pauvres en pollen ou «favorables aux allergiques»?
En principe, les régions avec moins de pollen sont les zones en altitude, les côtes exposées aux vents marins ou les endroits à faible densité de végétation. Mais même là, les personnes concernées doivent rester prudentes. Par exemple, dans le bassin méditerranéen, certaines plantes allergènes fleurissent également – notamment les oliviers déjà mentionnés ou les cyprès. Il est donc important de bien s’informer à l’avance sur la concentration locale de pollen.
Compagnon de voyage numérique: quelles applications et quels outils permettent aujourd’hui vraiment de vérifier la concentration de pollen sur place?
Le centre aha! Allergiezentrum Schweiz propose avec l’application «Pollen News» un compagnon de voyage numérique pour les personnes allergiques au pollen. Elle permet de consulter les prévisions polliniques actuelles pour certaines régions et de configurer des notifications push personnalisées. En ce qui concerne le pollen à l’étranger, les personnes concernées devraient se référer aux applications ou institutions du pays de destination.
Le stress comme déclencheur: dans quelle mesure le stress du voyage peut-il aggraver les symptômes d’une allergie et comment prévenir?
Le stress peut influencer le système immunitaire et renforcer les symptômes allergiques. Une bonne préparation du voyage avec des plans pour l’alimentation, les médicaments et les stratégies d’urgence permet de réduire le stress et les incertitudes. Cela diminue la probabilité de réactions liées au stress.
Que faut-il absolument emporter en cas d’allergies?
En plus des médicaments contre les allergies comme les antihistaminiques ou les préparations à base de cortisone, il est recommandé, en cas de risque élevé d’anaphylaxie, d’emporter suffisamment de médicaments d’urgence – c’est-à-dire au moins deux auto-injecteurs d’adrénaline. Il faut également se munir d’un certificat médical et d’un passeport d’urgence. Les stylos d’adrénaline doivent être protégés de la chaleur extrême (par exemple à l’aide de sacs isothermes spéciaux), car ils sont sensibles à la température. Le certificat médical devrait idéalement être rédigé en anglais afin d’être compris lors de contrôles ou d’interventions médicales à l’étranger.
Barrière linguistique à l’étranger: comment communiquer ses allergies lorsqu’on ne maîtrise pas la langue – notamment au restaurant?
Avant de se rendre au restaurant, il faut indiquer clairement et précisément au personnel à quoi l’on est allergique. Une liste préparée des allergènes dans la langue correspondante permet d’éviter les malentendus. Il est également utile de mémoriser à l’avance les phrases les plus importantes. Les applications de traduction sont bien sûr utiles, tout comme les pictogrammes avec des symboles correspondants. Le mieux reste toutefois de prévenir en fréquentant uniquement des établissements qui proposent des repas adaptés aux personnes allergiques.
Où trouver un soutien fiable, des check-lists et des outils (par ex. prévisions polliniques) pour le prochain voyage?
aha! propose sur le site aha.ch et dans l’aha!shop des check-lists pratiques et des guides thématiques sur les allergies en voyage. Il existe en outre une aha!infoline qui conseille gratuitement les personnes concernées et répond aux questions sur la gestion des allergies.
